La LH basale (= sans stimulation GnRH) est le marqueur simple le plus utile. La FSH et l’estradiol aident, mais sont moins discriminants.
NB: Une biologie “dans les normes” n’exclut pas une puberté débutante.
1. LH basale
C’est le dosage le plus utile en première intention.
Plus la LH augmente, plus cela soutient une activation centrale de l’axe gonadotrope.
| LH basale | Interprétation pratique |
|---|---|
| < 0.1–0.2 UI/L | Profil plutôt pré-pubère |
| 0.2–0.3 UI/L | Zone grise (ou tout début d’activation) |
| ≥ 0.3–0.5 UI/L | Compatible / évocateur de puberté centrale |
| ≥ 1 UI/L | Très en faveur d’un état pubertaire |
2. FSH basale
La FSH peut augmenter plus tôt que la LH, mais elle est beaucoup moins spécifique. Une FSH un peu augmentée seule ne suffit pas à conclure.
| FSH basale | Interprétation pratique |
|---|---|
| < 2–3 UI/L | Plutôt pré-pubère |
| 3–6 UI/L | Possible début pubertaire |
| > 6 UI/L | Compatible avec une activation --> à comparer avec LH et la clinique |
3. Ratio LH / FSH
En pré-pubère, la FSH domine généralement.
Quand la LH devient prédominante, cela soutient une puberté centrale.
| Ratio LH/FSH | Interprétation pratique |
|---|---|
| < 0.1–0.2 | Profil prépubère |
| 0.2–0.6 | Transition / zone intermédiaire |
| > 0.6–1 | Compatible avec puberté centrale |
4. Estradiol (E2)
L’estradiol aide, mais il est très variable et souvent moins fiable seul--> Un dosage bas n’exclut pas une puberté débutante.
| Estradiol | Interprétation pratique |
|---|---|
| < 20 pg/mL (≈ < 70 pmol/L) | Prépubère ou début très discret |
| 20–50 pg/mL | Compatible avec début pubertaire |
| > 50–100 pg/mL | Compatible avec puberté active |
| > 100–200 pg/mL | Puberté plus avancée / imprégnation plus marquée |
5. Comment résumer les profils biologiques
- LH < 0.2 UI/L (car LH est très faible voir supprimée avant puberté dpt GnRH)
- FSH basse (mais plkus active et non dpt GnRH --> souvent mesurable chez l’enfant
- Estradiol bas-indétectable
- LH détectable mais pas très élevée
- FSH modérément augmentée
- Estradiol mesurable mais peu élevé
Interprétation : cela va dans le sens d’un début d’activation pubertaire, mais pas avec une biologie “explosive” qui suffirait seule à conclure.
- LH ≥ 0.3–0.5 UI/L, surtout si clairement détectable
- Ratio LH/FSH augmenté
- Estradiol cohérent avec imprégnation ovarienne
6. Si le doute persiste
Le test de stimulation GnRH reste le test de référence pour confirmer une puberté centrale.
| Test | Repère pratique |
|---|---|
| LH stimulée après GnRH | > 5–8 UI/L : compatible avec puberté centrale |
FSH et E2 = tests d’appoint.
Clinique + vitesse de croissance + âge osseux restent indispensables pour conclure.