| Diagnostic | Localisations typiques | Aspect clinique discriminant | Prise en charge pratique |
|---|---|---|---|
| Ganglion réactionnel Très fréquent ① | Cou, nuque, sous-mandibulaire, axillaire, inguinal |
Ovalaire, mobile, parfois sensible. Souvent contexte ORL, dentaire ou cutané récent. Régression attendue en 4–6 semaines si réactionnel
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Surveillance si petit (<2 cm), mobile, contexte infectieux clair. Échographie si : > 2 cm, persistance > 4–6 sem., augmentation de taille, induration, fluctuation, fixation au plan profond, ou signes généraux. |
| Kyste épidermoïde / inclusion Très fréquent ① | Visage, cuir chevelu, tronc, dos |
Nodule rond, bien limité, mobile. Parfois point noir central (punctum). Peut s'enflammer ponctuellement. Punctum central = quasi-pathognomonique
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Surveillance si petit et asymptomatique. Exérèse si gêne, croissance, inflammation répétée. Incision seule si abcédation (récidive fréquente sans exérèse complète). |
| Granulome post-vaccinal (aluminium) 💉 Fréquent ② | Face antérieure de cuisse (≈82%), bras (deltoïde) |
Nodule ferme, persistant au site d'injection, souvent prurigineux, érythémateux, mal délimité. Apparaît semaines–mois après DTPa/Hib/HepB/pneumocoque. Peut persister des mois à des années. Lien vaccinal = clé diagnostique. Fréquence ≈ 8/1000 enfants vaccinés
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Anamnèse vaccinale précise (date, vaccin, site). Échographie : masse hypoéchogène lobulée (± calcifications). Traitement symptomatique : dermocorticoïdes topiques si prurit intense. Revaccination possible par voie IM stricte (meilleure diffusion de l'adjuvant). Exérèse rarement nécessaire. Vaccins sans aluminium préférables si réaction avérée. |
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Pilomatricome
Fréquent ②
(3e masse réséquée chez l'enfant) |
Joue, front, cou, bras, cuir chevelu |
Très dur (pierre), mobile, peau parfois bleutée ou violacée. Signe de la tente : peau tendue sur la masse lors de l'étirement. Signe de la bascule (teeter-totter sign) à la palpation. Dureté pierreuse + peau bleutée = pilomatricome jusqu'à preuve du contraire
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Échographie si doute (masse solide hypoéchogène + foyers calcifiés). Exérèse chirurgicale si diagnostic probable, croissance ou gêne esthétique. Bénin, récidive rare si exérèse complète. |
| Hématome organisé / calcifié Fréquent ② | Front, tibia, bras, cuisse (zones de traumatisme) |
Masse ferme après choc, parfois douloureuse initialement. Traumatisme souvent oublié par les parents. Penser à ESPT si hématomes répétés sans contexte clair
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Surveillance si histoire claire et régression. Échographie ± radiographie si persistance, calcification suspectée ou doute. |
| Granulome sur corps étranger Fréquent ② | Mains, pieds, genoux, zones exposées |
Petit nodule ferme, parfois inflammatoire. Notion d'écharde, piqûre ou plaie punctiforme. |
Échographie utile pour localiser le corps étranger. Extraction si visible, douloureux ou inflammatoire. |
| Réaction à piqûre d'insecte Fréquent ② | Zones découvertes : membres, visage, cou |
Papule ou nodule prurigineux, rougeur, parfois point central. Évolution spontanée en quelques jours. |
Froid local, antisepsie si excoriation. Antihistaminique oral si prurit, dermocorticoïde court si réaction importante. |
| Folliculite / poil incarné Fréquent ② | Fesses, cuisses, zones pileuses ou de frottement |
Petit nodule rouge, douloureux, parfois pustuleux. Centré sur un follicule pilosébacé. |
Soins locaux, antiseptique. Antibiotique si cellulite, extension, douleur importante ou terrain à risque. |
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Kyste dermoïde
Modéré ③
⚠️ Selon localisation |
Queue du sourcil, ligne médiane, scalp, nez, région orbitaire |
Présent depuis la naissance ou l'enfance, ferme, croissance lente. Attention aux lésions médianes ou profondes ! Localisation médiane nasale ou sus-orbitaire → risque de communication intracrânienne
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Avis chirurgical pédiatrique. Imagerie préalable obligatoire si localisation médiane, nasale, orbitaire ou scalp profond (IRM ou scanner selon contexte). |
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Lipome
Modéré ③
(rare <10 ans) |
Tronc, épaules, membres (rare chez le jeune enfant) |
Masse molle, souple, mobile, indolore, croissance lente. Rare avant l'adolescence → diagnostic d'élimination chez le jeune enfant. Si "lipome" chez enfant < 5 ans → éliminer une autre lésion
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Surveillance si aspect typique. Échographie si doute diagnostique. Exérèse si volumineux, gênant ou croissance. |
| Abcès cutané ⚠️ Évolutif | Partout, surtout fesses, membres, zones de frottement |
Rouge, chaud, douloureux, fluctuant. Peut s'accompagner de fièvre, lymphangite ou cellulite. Fluctuation = collection → drainage urgent
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Drainage si collecté. Antibiotique si : fièvre, cellulite extensive, immunodépression, nourrisson, localisation à risque (face, périnée) ou signes systémiques. Couvrir Staphylococcus aureus en priorité (SASM/SARM selon contexte). |
| Malformation vasculaire / hémangiome profond ⚠️ Si profond | Visage, cou, membres, tronc |
Masse bleutée ou rouge, parfois compressible. Augmente à l'effort, en déclive ou aux pleurs. NB : hémangiome infantile = involution spontanée dans >80% des cas avant 5 ans. |
Échographie Doppler en première intention. Avis spécialisé si : croissance, douleur, gêne fonctionnelle (visage, orbite, voies aériennes) ou doute diagnostique. Propranolol si hémangiome proliférant avec retentissement fonctionnel. |
| Tumeur des tissus mous ⚠️ Grave potentiel | Partout, surtout membres ou tronc |
Masse profonde, dure, fixée, irrégulière, > 2–3 cm, croissance progressive ou rapide. Possible douleur nocturne, altération de l'état général. Ne jamais inciser une masse solide suspecte sans diagnostic histologique
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Échographie urgente, puis IRM et avis en oncologie pédiatrique selon résultat. Pas d'exérèse sans bilan préalable (risque de dissémination si sarcome). |
| Signe clinique | Pourquoi c'est important | Conduite proposée |
|---|---|---|
| Masse > 2–3 cm | Risque plus élevé de lésion non banale ou profonde. | Échographie des parties molles ± avis chirurgical/dermatologique. |
| Croissance rapide ou continue | Moins compatible avec un petit kyste stable ou un ganglion réactionnel simple. | Imagerie et réévaluation rapprochée sous 2–3 semaines. |
| Fixation aux plans profonds | Suggère une lésion profonde ou infiltrante. | Échographie, puis IRM si masse solide profonde ou suspecte. |
| Dureté pierreuse | Évoque pilomatricome, calcification ou autre lésion solide. | Échographie. Avis chirurgical si diagnostic probable de pilomatricome. |
| Rougeur, chaleur, douleur, fièvre | Évoque abcès, cellulite ou kyste infecté. | Rechercher fluctuation. Drainage si collection. Antibiotique selon contexte. |
| Localisation sus-claviculaire | Localisation ganglionnaire plus préoccupante (lymphome, tumeur médiastinale). | Bilan plus rapide : échographie et avis spécialisé. |
| Localisation médiane (nez, ligne médiane crânienne) | Risque de communication intracrânienne (kyste dermoïde ou gliome nasal). | Ne pas ponctionner. Imagerie (IRM) avant toute intervention. Avis neurochirurgical. |
| Signes généraux | Fièvre prolongée, amaigrissement, sueurs nocturnes, AEG → évoque lymphome ou tumeur. | Bilan médical urgent : NFS/CRP/LDH, échographie, orientation oncologie pédiatrique. |
| Étape | À faire | Décision et interprétation |
|---|---|---|
| 1 Décrire | Taille exacte (règle), localisation, durée, vitesse de croissance, douleur, mobilité, profondeur, aspect de la peau. | Documenter et photographier. Comparer à la consultation suivante. |
| 2 Contexte | Traumatisme, piqûre, plaie, écharde, infection ORL/cutanée récente, vaccinations récentes, fièvre. | Oriente vers hématome, granulome, ganglion réactionnel, granulome vaccinal ou inflammation. |
| 3 Signes d'alerte | Taille > 2–3 cm, croissance, fixité, profondeur, douleur persistante, signes généraux, localisation sus-clav. ou médiane. | Si présent : échographie rapide ± avis spécialisé. |
| 4 Imagerie | Échographie des parties molles avec Doppler. | 1re intention si doute, masse persistante ou atypique. IRM si échographie suspecte ou masse profonde. |
| 5 Suivi | Contrôle clinique à 2–6 semaines selon l'hypothèse et l'évolution. | Référer si absence de régression, croissance ou imagerie non rassurante. |