Poster = synthèse visuelle. Les posologies et durées de référence font foi dans les tableaux ci-dessous (durée cystite basse révisée : 3–5 jours).
À utiliser uniquement si l’enfant est en bon état général, sans fièvre, sans douleur lombaire et sans critère d’IU compliquée.
| Antibiotique | Quand le choisir ? | Posologie pédiatrique indicative | Durée cystite basse | Limites / précautions |
|---|---|---|---|---|
| Triméthoprime–sulfaméthoxazole (TMP-SMX, co-trimoxazole) 1er choix consensus suisse |
Bon choix si cystite basse afébrile, enfant stable, pas d’allergie aux sulfamidés, pas de prise récente de TMP-SMX et résistance locale acceptable. | Doser sur le TMP : 4 mg/kg/dose 2×/j. Max usuel adolescent/adulte : 160 mg TMP/dose 2×/j. |
3–5 jours | Éviter si allergie sulfamidés, insuffisance rénale significative, déficit G6PD prudentiel, interaction AVK/méthotrexate, risque rash/SJS rare. Moins adapté si forte résistance locale d’E. coli. |
| Amoxicilline–acide clavulanique option empirique suisse |
Option empirique suisse si cystite basse afébrile, surtout si TMP-SMX non souhaitable ou selon écologie locale/antibiogramme. | Doser sur amoxicilline : 25 mg/kg/dose 2×/j. Max usuel adolescent/adulte : 875/125 mg 2×/j. |
3–5 jours | Spectre plus large, plus de diarrhée/candidose, pression de sélection. Ne couvre pas toujours E. coli selon résistances. Adapter dès antibiogramme. |
| Nitrofurantoïne alternative cystite basse uniquement |
Très intéressante pour épargner les bêta-lactamines si adolescente/fille avec cystite basse typique et fonction rénale normale, selon disponibilité et protocole local. | Forme immédiate : 1,25–1,75 mg/kg/dose 4×/j. Adolescente : souvent 100 mg 2×/j si forme retard disponible. |
5 jours en pratique fréquente ; le consensus suisse cité privilégie TMP-SMX/amox-clav (3–5 jours). | Jamais si suspicion de pyélonéphrite : pas de concentration tissulaire rénale suffisante. Éviter si insuffisance rénale, nouveau-né, déficit G6PD, vomissements ou atteinte systémique. |
| Céphalosporine orale ex. céfalexine / céfuroxime / céfixime selon disponibilité |
Alternative si allergie/contre-indication aux options ci-dessus ou traitement guidé par antibiogramme. Plus utile pour IU fébrile selon molécule et contexte. | Céfalexine : 12,5–25 mg/kg/dose 2–3×/j. Céfuroxime axétil : 10–15 mg/kg/dose 2×/j. Céfixime : 8 mg/kg/j en 1–2 prises. |
3–5 jours pour cystite basse ; 7–10 jours si pyélonéphrite. | Impact écologique plus important, risque sélection BLSE selon usage. Choisir plutôt sur antibiogramme ou si contexte d’IU haute. Vérifier allergies bêta-lactamines. |
| Fosfomycine trométamol | Option surtout chez l’adolescente post-pubertaire avec cystite simple, selon disponibilité/protocole adulte local et antibiogramme. | Adolescente : 3 g dose unique selon pratique adulte ; données pédiatriques plus limitées. | Dose unique | Pas pour pyélonéphrite. À éviter comme réflexe pédiatrique sans protocole local ; données enfants plus limitées que chez femme adulte. |
| Situation clinique | Choix raisonnable | Commentaire |
|---|---|---|
| Fille > 2 ans ou adolescente, apyrétique, cystite typique | TMP-SMX ou amox-clav 3–5 jours | Conforme consensus suisse ; culture avant traitement. |
| Adolescente avec volonté d’épargne bêta-lactamine, cystite très basse, pas de fièvre | Nitrofurantoïne 5 jours | Très bonne option écologique si protocole local ; pas dans PNA. |
| Fièvre, frissons, douleur lombaire, vomissements | Ne pas utiliser l’algorithme cystite | Traiter comme pyélonéphrite/IU compliquée, durée 7–10 jours, ± IV. |
| Culture négative | Arrêter l’antibiotique | Rechercher vulvite, irritation, constipation, IST chez ado, autre diagnostic. |
| Pas d’amélioration à 48 h | Réévaluer | Vérifier observance, antibiogramme, complication, PNA, anomalie urologique. |
Sources principales : Consensus suisse sur les infections urinaires chez l’enfant, Buettcher M. et al., European Journal of Pediatrics 2021; recommandations SSI guidelines ; SwissPedDose à vérifier pour la prescription finale. Revue complémentaire : Tullus K, Shaikh N. Urinary tract infections in children. Lancet 2020;395:1659–1668. Écologie locale de résistance : ANRESIS (www.anresis.ch) / laboratoire de référence. Les posologies ci-dessus sont indicatives et doivent être adaptées au poids, à l’âge, à la fonction rénale, aux allergies, à la galénique disponible et à l’antibiogramme local.